Peter Wullschleger, architecte paysagiste suisse

Publié le 16.04.2018
Peter Wullschleger, secrétaire général de la Fédération suisse des architectes paysagistes nous parle de son expérience des jardins
pavé dans l'oeil
© Chevalvert

Quels sont les jardins les plus représentatifs du patrimoine végétal Suisse ?

L'absence de tradition féodale et la faiblesse de l'État central ont conduit à des régions très différentes mais fortement influencées par la mode européenne dans la culture des jardins.

Les « contributions indépendantes » suisses sont les jardins paysans du 18e siècle, qui ont été guidés par l'art paysager français. La fin du 19e siècle a, quant à elle, vu le développement des collections de plantes dans des jardins spéciaux ou dans le cadre de jardins botaniques.

Les espaces libres urbains multifonctionnels, que l'on pourrait qualifier de "jardins évolutifs", sont représentatifs pour l’architecture paysagère contemporaine en Suisse. Il s'agit notamment de la renaturation de l'Aire à Genève, du Murg-Auen-Park à Frauenfeld ou de l’Île-de-la-Suze à Bienne.

 Qu’est-ce-que le thème de l’année « l’Europe des jardins » évoque pour vous ?

Le thème incarne l'un des éléments essentiels du jardin : le changement, le dynamisme et la diversité. Il existe une compréhension de base européenne commune de la culture du jardin, qui, cependant, se manifeste toujours sous une forme spécifique fortement ancrée dans le lieu. Cela peut paraître paradoxal, mais c'est la diversité qui les unit.

Si vous étiez un jardin, vous seriez ?

J'aime bien la photo du Jardin alpin du Lautaret sur la page d'accueil du site des Rendez-vous aux jardins. J'aimerais simplement être un endroit agréable où vous aimez vous ressourcer et où vous ne remarquez pas nécessairement que vous vous trouvez dans un jardin. L’évidence sera mon agrément.