Des Rendez-vous aux jardins sur le thème de la vue
« Les cinq sens au jardin : la vue » est le thème retenu cette année. Le ministère de la Culture vous propose une journée d’étude et de formation sur ce thème lundi 9 février.
Depuis 2003, les Rendez-vous aux jardins célèbrent toute la richesse et la diversité des parcs et jardins en France et dans 22 autres pays européens participants sur un thème choisi par la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (section jardins). Après « Les cinq sens au jardin » en 2024, la Commission a décidé de décliner cette thématique avec chacun des cinq sens. Le premier d'entre eux est la vue. L'odorat est d'ores et déjà prévu pour 2028.
La direction générale des patrimoines et de l’architecture du ministère de la Culture organise, pour chaque thème, une journée d’étude et de formation pour préparer les acteurs des Rendez-vous aux jardins à la thématique. Elle se déroulera, cette année, lundi 9 février à l’auditorium Jacqueline Lichtenstein de l'Institut national du patrimoine à Paris (entrée dans la limite des places disponibles). Cette journée sera également à suivre en ligne, en visio-conférence. Retrouvez le programme et bientôt la bibliographie des intervenants.
A l’occasion de ce thème, le ministère de la Culture va mener une collaboration exceptionnelle avec l’association Valentin Haüy (AVH) et le Comité des Parcs et Jardins de France. A travers cette opération culturelle et festive, l’AVH qui agit pour l'autonomie des personnes malvoyantes et aveugles offre l’opportunité, pour ce public porteur d’un handicap, de découvrir la dimension sensorielle des jardins.
www.avh.asso.fr/
Représentations historiques, culturelles et techniques nouvelles
Cette thématique de la vue valorise la représentation figurée des parcs et jardins à travers les siècles dans les gravures de peintures et autres dessins. Depuis la Renaissance, architectes et maîtres-jardiniers utilisent des subterfuges tels que la perspective pour donner l’impression d’un jardin plus long qu’il ne l’est en réalité ou l’anamorphose, une illusion d’optique qui modifie la perception de l’espace. André Le Nôtre en a régulièrement usé dans ses jardins comme à Vaux-le-Vicomte ou à Sceaux où les parterres et pièces de gazon changent de forme alors qu’on les parcourt.
Grâce aux progrès de la géométrie depuis le XVIIe siècle, la cartographie du territoire et du paysage a permis des levers de plans de parcs ou de jardins extrêmement précis qui donnent à voir tant des projets que des relevés de jardins existants. Le LIDAR (Light Detection And Ranging), technique de mesure de distance (télémétrie) qui exploite les propriétés de la lumière, permet de visualiser le sous-sol d’un jardin sans prospection archéologique, puis de la figurer grâce à un relevé. Cette technique utilisée pour prospecter les forêts est très utile pour prospecter de grands parcs réguliers ou paysagers.
La photographie, dont on fête le bicentenaire en 2026, est également un beau moyen de rendre compte de la beauté ou de la variété d’un jardin. Le cinéma s’est lui aussi beaucoup inspiré des parcs et jardins : L’arroseur arrosé, deuxième film de l’Histoire tourné dans le propre jardin de Louis Lumière, se passe dans un jardin et s’appelait d’abord « Le jardinier et le petit espiègle ».
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